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Cora : le mépris pour seule réponse de la direction

16/06/2022 | FR / NL

Ce 14 juin avait lieu un nouveau comité de concertation nationale. À l’ordre du jour, de nombreux points, puisque la dernière réunion s’était soldée par un échec ! 

Nous n’en retiendrons que 3 qui avaient une importance fondamentale pour les travailleurs : La négociation du solde des chèques consommation non obtenu au niveau sectoriel. Des mesures de pouvoir d’achat vu l’inflation galopante. Le sort des travailleurs en charge de la vente de téléphones et abonnements via Proximus. Seules réponses de la direction : du mépris et l’annonce de chiffres en recul.

  • La négociation du solde des chèques consommation non obtenu au niveau sectoriel : Vous vous souviendrez que lors de la négociation sectorielle, nous n’avions obtenu que € 200 de chèques consommation pour Cora, là où les autres hypermarchés obtenaient € 500, après une année faste en termes de ventes dues au covid. Beaucoup d’investissement quotidien des travailleurs remercié par € 200 ! Nous avions alors dit à Cora qu’ils ne perdraient rien pour attendre et que nous reviendrions au niveau de l’entreprise pour obtenir le solde manquant, c’est-à-dire les € 300 restants.
    Entre-temps, le paiement en chèques consommation n’est plus possible, il faut donc trouver une autre voie : nous avons demandé à prolonger les chèques-repas à € 8 pour la période 2024/2025. Rien donc à débourser pour Cora maintenant, simplement le maintien des CR à leur niveau plus élevé plus longtemps que prévu. Réponse de la direction : NON !
  • Pouvoir d’achat supplémentaire dû à l’inflation : la direction est d’abord revenue avec l’octroi de 2 X € 25 de bons de réduction. € 25 maintenant et € 25 début 2023 à condition que nous acceptions plus de flexibilité et moins de remplacements dans les magasins. Suite à notre NON, ils sont revenus avec € 100 en bons de réduction (25% de réduction non cumulable avec la carte Cora). Nous aurions pu accepter cela si cela n’avait pas été lié à de la flexibilité et si cela venait en plus des € 300 de récupération de la négociation sectorielle… Là, c’est la direction qui a dit non !
  • Proximus : Nous étions prêts à accepter que les vendeurs Cora vendent désormais des abonnements Proximus en lien avec les iPhones puisque cela semblait, dixit la direction, essentiel pour le positionnement de CORA. Ici aussi, nous avons lié cette acceptation à 3 principes : le SAV des abonnements ne peut être mis à la charge des travailleurs Cora. Trop souvent quand il y a un problème avec Proximus, ce sont les travailleurs Cora qui essuient les reproches en magasin. Il doit y avoir dans chaque magasin une négociation préalable sur un volume d’heures supplémentaires garanties puisque vendre un abonnement prend du temps. Notre troisième principe était la rémunération de cette nouvelle tâche. De manière pragmatique, nous avons mis sur la table le principe d’une CCT 90 dont le premier versement aux travailleurs concernés n’interviendrait qu’au 1er trimestre 2024. Pour rappel, la CCT 90 est liée à des objectifs à atteindre. Pas de vente d’abonnement = pas de prime. Donc la direction ne déboursait de l’argent qu’en 2024 et sur la base d’un objectif à réaliser. Dans la proposition mise sur la table par le SETCa, cette prime par travailleur-vendeur Proximus pouvait varier entre € 400 et € 600/an en fonction de l’objectif atteint. 
    Ici aussi, un NIET catégorique de la direction !

Après tout cela, il ne faudra pas s’étonner si Cora perd des parts de marché. Le conservatisme est bel et bien dans le camp de la direction. Après les « hourras » du covid, ce sont les longs sanglots monotones de la direction… Une plainte inacceptable pour le SETCa !