Nouvelle action contre la suppression du télétravail chez Maersk

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Nouvelle action contre la suppression du télétravail chez Maersk

Au début du mois, une action avait déjà été menée avec succès sur le site de Berchem. Aujourd’hui, c’est sur le site de la Noorderlaan à Anvers qu’a eu lieu une nouvelle action. La direction du groupe international Maersk a décidé unilatéralement de mettre fin à tous les régimes de télétravail au niveau mondial et de faire revenir tous les travailleurs au bureau à temps plein à compter du 1er janvier 2027. Malgré des discussions au sein des instances de concertation de l'entreprise et même l'intervention d'un bureau de conciliation de la commission paritaire 226, la direction belge refuse de céder d'un pouce.

Une décision unilatérale aux conséquences considérables 

Les travailleurs s'opposent à cette décision unilatérale. Ils s'inquiètent du retour des embouteillages quotidiens, de l'allongement des temps de trajet et de leur impact sur leur famille et leur bien-être. Beaucoup devraient partir plus tôt au travail et rentrer plus tard chez eux. Une telle décision pèse sur l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée et nuit également à leur pouvoir d'achat et à l'environnement en raison de la consommation de carburant. 

À peine une quinzaine de personnes au travail et des intérimaires appelés en renfort

Non seulement mettre fin au télétravail est absurde, mais la direction refuse également toute forme de concertation. Ils ne veulent pas évoquer les solutions alternatives qui pourraient émerger dans le cadre de la concertation sociale. Le SETCa se demande quel est l'objectif visé par la direction, car laisser les travailleurs subir les embouteillages cinq jours par semaine ne profite à personne. Le SETCa a par ailleurs constaté que Maersk avait non seulement jugé nécessaire de promettre des viennoiseries et des sandwiches à ceux qui travaillaient, mais qu'elle avait également fait appel à des intérimaires lors de cette journée de grève. 
Le SETCa constate toutefois qu'à peine une quinzaine de personnes ont effectivement travaillé. Qui plus est, l’action des travailleurs belges bénéficie de soutien dans toute l'Europe. Des collègues italiens et français se sont joints aujourd'hui à l'action. Dans leur pays également, des actions ont déjà été menées contre cette mesure.

Le secrétaire permanent Joost Lestabel résume ainsi la situation : « Chez Maersk, le télétravail n’est pas une faveur, mais un acquis qui a fait ses preuves au fil des ans. Il contribue à une organisation efficace, permet de réduire le stress et améliore l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les travailleurs ne s'inquiètent pas de savoir s’il y aura une place de parking ou un bureau en plus. Ils s'inquiètent du retour des embouteillages quotidiens, de l'allongement des temps de trajet et de leur impact sur leur famille et leur bien-être. Le fait que la direction locale reconnaisse elle-même que cette mesure pourrait entraîner le départ de collaborateurs précieux et expérimentés, tout en affirmant que ces personnes n’ont dans ce cas pas leur place chez Maersk, montre à quel point les préoccupations légitimes du personnel sont peu prises en compte. Pour les travailleurs, il ne s'agit pas d'une question de confort, mais de respect, de confiance et d'un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée. »

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